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SSHANDYNAMIQUES S


ATTENTION ! ceci n'est plus le web site officiel des SHANDYNAMIQUES...

RENDEZ-VOUS  DORÉNAVANT  SUR  http://shandynamiques.wix.com/shandynamiques   

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ART IN THE AGE OF EXTINCTION

 

DU 10 JUILLET

AU 26 SEPTEMBRE 2012

À CERBÈRE ET PORTBOU

 

L'ambition des Shandynamiques, c'est de mettre en oeuvre à Cerbère et Portbou, d'abord en été, puis hors saison, une série d'interventions artistiques — expositions, workshops, résidences... — susceptibles de faire de ces deux villages catalans, l'un ibère l'autre albère, des stations phares de l'art contemporain. Cerbère est un village frontière à nul autre pareil. Son histoire récente, débutée il y a peine plus d'un siècle, est intimement liée à celle du chemin de fer. Le sa viez-vous ? La voie ferrée est arrivée à Cerbère avant la route et le flux et le reflux automobile qui vinrent avec. Avec une gare construite sur une plateforme en forme de prouesse signée Gustave Eiffel (1876), avec une première grève générale et interminable des femmes en ce temps-là chargées de transborder les oranges, citrons et autres agrumes et légumes, des wagons espagnols vers les wagons français (1906), avec un Belvédère du Rayon Vert aujourd'hui devenu l'un des chefs-d'oeuvre en péril de l'architecture moderne, avec son phare solaire et un certain Walter Benjamin, philosophe expert de la question de la perte de l'aura de l'oeuvre l'art à l'ère de sa reproductibilité technique, qui repose à deux pas de là, quelque part dans le petit cimetière marin de Portbou, Cerbère possède tous les atouts utiles pour devenir la station phare de l'art contemporain sur la Côte Vermeill. En Roussillon, dans le champ de l'art, en effet, il y avait jusque-là Perpignan avec son Dali et son Centre du Monde, Collioure avec ses Matisse et ses Fauves, Céret avec son Picasso et son Musée, Banyuls avec son Maillol et sa Dina Vierny, Port-Vendres avec son Mackintosh... Côté Catalunya, il y avait également, déjà là, un inépuisable filon Dali qui va de Figueras à Port Lligat via Cadaques. Toute une histoire de l'art d'abans. Il manquait seulement dans ce paysage formidable, une véritable et durable approche de l'actualité de l'art, en phase avec le fameux sempre endavant, cet état d'esprit d'avant-garde que l'on dit cher aux Catalans.


EN COMPAGNIE

DE MARCEL DUCHAMP

ET WALTER BENJAMIN


Pour sa première opération à caractère shandy, pour toutes les raisons ci-avant dites, pour faire le lien via le Rayon Vert avec l'iconoclaste, l'anartiste shandy que fut Marcel Duchamp, pour faire en même temps en compagnie de feu le philosophe shandy Walter Benjamin le lien entre la fin de l'aura de l'oeuvre et l'art à l'ère de sa fin, Shandynamiques a choisi d'intervenir à Cerbère et Portbou, avec l'espoir de pouvoir récidiver tous les étés. Bref ! Sous le titre L'ART À L'ÈRE DE SA FIN, Shandynamiques a créé différents points d'impact poétique sur des sites plus ou moins sans emploi, désaffectés, en vacance(s). Côté Cerbère : la gare internationale, un tunnel piétonnier qui va de la gare à la plage et l'hôtel dit Le Belvédère du Rayon Vert. Côté Portbou : la gare et les abords du cimetière marin. Avec la complicité d'artistes internationaux reconnus ou émergents, il s'agissait de recharger poétiquement ces lieux. Lieux ? Non lieux ? Des bouts, morceaux choisis, fragments d'un paysage ferroviaire comme l'ex-réseau d'espaces d'affichage du passage souterrain de la gare de Cerbère, comme les quais de moins en moins empruntés des gares de Cerbère et Portbou. Lieux ? Non lieux ? Un interstice glauque comme ce tunnel piétonnier qui reste le chemin le plus court pour aller de la gare à la plage, un site emblématique d'une certaine modernité comme le Belvédère dit du Rayon Vert, dont le devenir ruine semble en même temps "proche et lointain", comme disait Walter Benjamin...


UNE GARE,

UN HORIZON, UNE LIMITE

EN MÊME TEMPS QU'UNE STATION


Côté gares de Cerbère et Portbou, pour recharger poétiquement les quais, Shandynamiques a choisi d'inviter AMBROISE TIÈCHE (Suisse, basé à Genève), qui a posé çà et là deux de ces énigmatiques et laconiques plaques qui marquent, balisent, ponctuent tout fragment de territoire par lui emprunté. D'où le surnom de Maître des Plaques qui colle aux basques de cet aède helvète, expert des modes inframinces d'intervention artistique dans les interstices et autres non-lieux dont l'espace public est de plus en plus constitué. Modeste expert puisqu'il a l'habitude d'installer toutes ses fausses plaques commémoratives sans demander la permission, autrement dit sans autorisation, et surtout sans jamais les signer, autrement dit sans aucune forme d'autorité d'auteur. Après toutes les plaques qui lui ont déjà valu une solide et légitime réputation d'homme "de parole", des plaques genre Spectacle polysensoriel permanent, ou encore Observatoire de l'urbain, Tièche a su profiter de la crise que l'on sait pour offrir à tout voyageur arrivant ou partant un costume d'horizon taillé sur mesures, genre Fin du sol, début du ciel, ou encore Demain même heure, un costume taillé post-Schengen pour dire la carte et le territoire, l'histoire et la géographie d'un art sans réelle frontière. Concrètement : deux pendentifs, deux percings, deux boucles d'oreille, deux plaques sur lesquelles Tièche a fait graver côté Cerbère PARENTHÈSE FERMÉE / PARÈNTESI OBERT et côté Portbou PARÈNTESI TANCAT / PARENTHÈSE OUVERTE...

 

Toujours côté gare, mais pour investir cette fois les espaces autrefois dédiés à Cerbère à l'affichage publicitaire, un carré et vingt rectangles aux dimensions variables, monochromes, encadrés d'une baguette dorée, Shandynamiques a choisi de faire appel à Stefan Brüggemann (artiste mexicain et allemand d'origine, basé à Londres), Miquel Mont (artiste espagnol, basé à Paris), Pascal Poulain (artiste français, basé à Lyon), Paul Pouvreau (artiste français, enseignant à l'Ecole Nationale de Photographie d'Arles, basé à Paris et dans la Creuse), Julie Sas (artiste française, basée à Genève et Paris), Nathalie Wetzel + Hervé Laurent (artiste suisse + critique d'art français, basés l'un et l'autre à Genève).

 

Le langage, l'écriture, les mots, le poids, la charge, le sens et l'usage des mots sont la matière première de tous les travaux de STEFAN BRÜGGEMANN. Presque tous. Comme dirait Roland Barthes, la langue est pour lui bien moins une provision de matériaux qu'un horizon, une limite en même temps qu'une station, un entre-deux, le ciel et le sol en même temps que leur rencontre, leur jonction. La langue est pour lui "comme une ligne dont la transgression désignera peut-être une surnature du langage : elle est l'aire d'une action, la définition et l'attente d'un possible. Brüggemann est peut-être Dada, peut-être Pop, mais il est plus précisément comme il le dit lui-même "twisted conceptual pop"... Le titre Art IN The Age of Extinction donné à cette première opération estivalière de Cerbère / Portbou est d'ailleurs signé Brüggemann ; c'est l'un des trois ou quatre mille Show Titles listés depuis 2000 par l'artiste et mis gratuitement on line à la disposition de tout le monde, commissaires d'expositions inclus.

 

Les collages idéologiques de MIQUEL MONT constituent en fait des récits visuels à plusieurs entrées. Par le rapprochement entre un écrit rudimentaire (une citation, un texte emprunté, une pensée...), une image partielle (trouvée ou réalisée) et des éléments abstraits (le plus souvent des aplats de couleurs...), l’artiste met en place des idées lacunaires ou des associations d’idées invitant le regardeur à la réflexion voire à la méditation philosophique.

 

Entre tableaux vivants et natures mortes, les photos de PAUL POUVREAU se présentent sous forme de saynètes, drôles de saynètes où les objets sont élevés au rang d'acteurs et où inversement les apparitions humaines semblent avoir valeur d'objet. Ici, tout système de hiérarchie s'efface pour céder la place à une étrange poésie du banal quotidien : une maison entièrement réalisée en cartons récupérés qui s'effondre lentement, un sac en plastique transformé en sculpture abstraite qui semble léviter, des étagères bleue électrique qui se dressent telle une architecture précaire, etc. Dixit Pouvreau : "La réalisation de mes photographies organise des relations plurielles entre des espaces empruntés à la réalité urbaine, semi-urbaine ou vues d'intérieurs avec des constructions mineures (...) Ces photographies, par la mise en circulation de signes différents et de plusieurs niveaux de signification, activent des relations complexes créant des zones d'interférences entre le naturel et le fabriqué, le réel et la fiction, le sujet et l'objet. Ces frontières, fragilisées et rendues plus ou moins perméables par les photographies, minent l'apparente unité des choses du monde et celle de l'image."


Même doute sur l'adéquation du réel à son image dans le travail photographique de PASCAL POULAIN. Comme le souligne la critique d'art Garance Chabert : "Au lieu de chercher à percer au-delà de la surface lisse de l'image photographique la complexité historique d'une situation réelle (...) Poulain s'attache précisément dans ses images à déceler le processus inverse : l'image agit comme révélatrice de la vacuité du réel". Poulain nous invite à interroger la véracité de toute image. Les simulacres et les juxtapositions incongrues que ses images révèlent ou prélèvent dans notre quotidien urbain, ainsi que sa plus récente réactivation de slogans politiques révèlent moins une poétique urbaine que l’évidement du réel et de ses représentations lissées, la modélisation de nos modes de vie. Pourtant, les œuvres de Poulain ne nous prennent jamais de front : c’est dans un subtil va et vient entre séduction des apparences et mise à distance du regard, lisibilité immédiate et déstabilisation visuelle, présence affirmée du geste et des corps et immatérialité des procédés, que ses photographies et installations invitent à réfléchir sur le processus de standardisation à l’œuvre dans l’environnement visuel de nos sociétés.

 

Le travail de JULIE SAS se développe entre les champs de la peinture et de l'installation, et condense dans sa plastique ces deux spatialités. Il met en oeuvre des systèmes formels rigides et épurés, mobilisant des matériaux bruts, primaires et froids, qui s'articulent entre eux dans des rapports formels et plastiques d'oppositions strictes. "Ce qui m'intéresse, dit-elle, c'est de confronter ces formes à l'architecture même des lieux dans lesquels elles prennent place mais aussi de les conformer au proportions et propriétés physiques du corps humain. Je cherche, au travers de l'expérience phénoménologique de l'espace et des corps, à traduire plastiquement la nature, les propriétés et les conditions des présences physique et mentale de corps dans des lieux donnés." 

 

Horizons avec vagues, cyprès, lacs ou rocailles, paysages avec un détail, une incise, quelque chose qui ponctue cette ligne de partage entre terre (ou mer) et ciel, le plus souvent en noir et blanc, sont les motifs récurrents du travail photographique de l'artiste genevoise NATHALIE WETZEL. Comme le souligne le critique d'art Hervé Gauville : "Au lieu d'étaler le paysage sur le plan horizontal sur lequel il se déploie d'ordinaire, elle le dresse en autant de stèles. Le paysage perd son statut de carte postale au profit d'une destinée monumentale". Cerbère sera pour cette artiste l'occasion d'exposer pour la toute première fois un travail engagé depuis peu en compagnie du critique d'art Hervé Laurent, travail qui interroge poétiquement, textuellement et graphiquement, les fragments de paysages qu'ils arpentent ensemble le plus souvent.

 

Sous le titre DE LÀ, voici les premières pistes qu'Hervé Laurent et Nathalie Wetzel nous invitent à emprunter : "Walter Benjamin écrit à propos de notre attachement au paysage qu’il coagule en images pâlies, produites par la magie noire de la sentimentalité. Pourtant il y voit aussi un obscur défi lancé au savoir. Il précise : Voici ce que veut le rêveur abîmé dans le paysage (...), il veut nier [le savoir] pour s’abandonner aux images auprès desquelles trouver la paix, l’éternité, le calme, la durée. Un moustique qui bourdonne à ses oreilles, un coup de vent qui le fait frissonner, toute proximité qui l’atteint le convainc de mensonge mais tout lointain reconstruit son rêve[5]. Le sentiment du paysage est donc, pour Benjamin, un défi philosophique. Et comme souvent, dans son œuvre, nous nous apercevons que la réflexion accompagne l’expérience intime, qu’elle est appelée à en répondre. Et ce ne sont sûrement pas la stabilité ni l’équilibre ni l’harmonie qu’il recherchait dans le paysage, mais l’impétuosité, l’élan qui font que dans sa pensée rien ne se fige jamais en résultat. Le travail que nous nous proposons de présenter à Cerbère occupera une suite de 6 panneaux d’affichage d’égale dimension (120 x 160 cm), se faisant face, trois par trois, dans le passage souterrain d’accès aux quais de la gare ferroviaire. Il sera composé de dessins en noir et blanc, réalisés à partir de photographies de paysages. Un panneau (peut-être plus) sera exclusivement réservé à un montage de textes autobiographiques de Walter Benjamin qui abordent la question du paysage et en décrivent certains. De là, on ne peut faire autrement que de voir la suite d’éléments distribués par la syntaxe comme s’ils s’ordonnaient à partir d’un point de vue. A cette mise en scène du paysage à travers une logique panoramique répond, dans la suite des dessins, un rapport au motif beaucoup plus malaisé, en ce qu’il a perdu sa charge d’évidence. Autant les dessins figurent d’hypothétiques paysages, autant ils procèdent également à leur défiguration, et cela par l’emploi exclusif du noir et blanc, les jeux du clair-obscur qui peut être parfois inversé, le morcellement des parties, leur possible remontage et un affaiblissement concerté de l’ordonnance perspective. La puissance évocatrice du langage présente au lecteur une réalité différée mais irréfutablement familière. Le dessin propose au regardeur une expérience dans laquelle l’immédiate et brutale présence des formes retarde indéfiniment leur identification, celle-ci restant comme enrayée par le traitement du motif. De là, deux approches de la question du paysage, ni irréconciliables ni réconciliées, sont proposées au libre jeu de la pensée et de l’émotion de qui les côtoie, avec le souci de répondre à l’indomptable sauvagerie de la philosophie de Benjamin. Alors que tout près d’ici, ne trouvant plus dans le monde qu’il tentait de fuir aucune issue, Walter Benjamin mit fin à ses jours pour échapper, au moins, à la scélératesse des hommes, de là, comme d’un belvédère, le paysage de sa pensée s’offre toujours à la vue."

 

UN TUNNEL, 

 UN PASSAGE, UN HOMMAGE 

 AU PHILOSOPHE WALTER BENJAMIN      

 

Côté Tunnel Piétonnier — étonnant raccourci, étrange passage, impressionnant hommage au low art du tag, du graf, du graffiti, du pariétal en général —, pour rompre le charme d'un decorum graphiquement trop homogène, pour aller de la gare à la plage tout en revenant sur quelques idées dites toutes faites ou encore readymades, Shandynamiques a choisi de faire appel à iF, collectif poétique d'origine critique. L'uchronie étant l'art d'écrire toute histoire autrement, en forme d'histoire alternative, avec des si... ou des et si..., à partir d'événements dits déterminants, parce que tout ce qui suit dépend des interprétations qui en sont faites ou pas, iF autrement dit Si désigne un collectif de chercheurs et opérateurs d'art dont les travaux — réflexions, conversations, publications, créations, installations, expositions — reposent le plus souvent sur une approche uchronique de questions relatives à l'histoire, la pré-histoire, l'après-histoire et l'actualité de l'art. Exemples : Et si Jules Verne n'avait pas planché sur le phénomène optique dit naturel du Rayon Vert ? Et si Marcel Duchamp n'avait pas rangé sa propre version dudit Rayon Vert dans la catégorie Not Seen and / or Less Seen de ses oeuvres inframinces ? Et si Nicéphore Niepce n'avait pas observé que le Bitume de Judée se solidifiait dès lors qu'on l'exposait à la lumière ? Et si Walter Benjamin n'avait pas parlé du déclin sinon de la perte de l'aura de l'œuvre d'art à l'ère de sa reproductibilité technique ? Et si on prenait le temps de reposer les bonnes questions : Qu'est-ce que l'art ? Qu'est-ce que le moderne ? Qu'est-ce que l'art moderne ? Qu'est-ce que le contemporain ? Qu'est-ce que l'art contemporain ? Qu'est-ce que le grand art ? Qu'est-ce que l'aura ? Qui se soucie aujourd'hui de l'aura de l'œuvre ? Qu'est-ce que l'histoire de l'art ? L'art est-il entré dans l'ère de sa fin sans fin ? À quoi sert l'art ?... Mix et remix de mots et images, logos et icones sont le principal mode opératoire d'iF. Mots clés et images passe-partout, mots et images de passages. Pour procéder à l'ouverture de l'opera mundi du collectif, chacun pourra choisir son mot de passe et ou son image passage...

 

UN BELVÉDÈRE,

UN RAYON VERT, TOUTE UNE HISTOIRE

DE L'ART CONTEMPORAIN

 

Côté Belvédère du Rayon Vert, étant donnés primo le clin d'oeil fait au Rayon Vert selon Marcel Duchamp, secundo la référence faite à la fin de l'aura de l'oeuvre d'art envisagée par Walter Benjamin, tertio l'état dans lequel se trouve aujourd'hui ce petit chef-d'oeuvre de l'architecture moderne, état proche de ces ruines au-dessus desquelles plane l'Angelus Novus de Paul Klee et ou l'Ange de l'Histoire cher à Walter Benjamin, Shandynamiques a choisi de confier l'occupation des locaux ­­— restaurant, bar et salle de cinéma ­— à Pierre-Olivier Arnaud, qui développe depuis quelques années déjà une vision et un usage résolument iconoclastes de la photographie.

 

PIERRE-OLIVIER ARNAUD s'est d'abord fait connaître par ses photos de lieux emblématiques d'un certain échec de la modernité réalisées lors de promenades-déambulations urbaines dans divers pays européens, principalement d'Europe de l'Est. Ainsi la série d'images intitulée Cosmos qui rassemble des images d'hôtels des années 60-70 nommés "Cosmos", de fragments de nature et d'espaces délaissés alentour. "Ce travail s'opère, selon P-O Arnaud, comme une récolte d'images en faillite". Imprimées en A4 ou postérisées en formats supérieurs, collées ou épinglées sans cadre à même le mur, empilées ou disséminées à même le sol, les images de P-O Arnaud ne sont pas juste des impressions offset en noir et blanc. Contrairement aux apparences, comme le note le critique Judicaël Lavrador, "Pierre-Olivier Arnaud capte non pas le rayon vert mais le rayon gris". C'est en effet le gris et tous ses dégradés qui dominent dans ces posters. "(Des gris) d'où peinent à jaillir la cible, des feux d'artifice, des nuits étoilées ou des palmiers. Autant de motifs éblouissants qui apparaissent là comme couverts de poussière. A l'image de cette espèce de boursouflure nuageuse montrée sur une affichette et qui se révèle être la vapeur d'un flash d'appareil photo, P-O Arnaud prive de sa superbe un monde surexposé."

 

Pour Cerbère, Pierre-Olivier Arnaud a choisi de publier et de diffuser gratuitement un journal exclusivement dédié à l'histoire et à l'actualité d'un certain Rayon Gris. Installés en mode white cube, sur une palette ordinaire, entre l'écran et les fauteuils d'orchestre de la salle de ciné du Belvédère du rayon Vert, les 5000 exemplaires de ce drôle de fanzine tabloïd étaient offerts à tout quidam de passage en ce lieu hanté par sa propre modernité. Parallèlement, le film muet du Rayon Gris signé par Arnaud était en quelque sorte projeté, image par image, surrois écrans en même temps, dans le passage souterrain de la Gare internationale de Cerbère.  

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PARTENAIRES

COMMUNE DE CERBÈRE

COMMUNE DE PORTBOU

RÉGION LANGUEDOC-ROUSSILLON

RÉSEAU FERRÉ DE FRANCE

BELVÉDÈRE DU RAYON VERT

CENTRAL HÔTEL DE CERBÈRE

FONDS MUNICIPAL D'ART CONTEMPORAIN DE LA VILLE DE GENÈVE

JAJA DE JAU

PETIT CASINO DE CERBÈRE

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PHOTOS

 DE HAUT EN BAS : AMBROISE TIÈCHE, STEFAN BRÜGGEMANN, MIQUEL MONT,

PAUL POUVREAU, PASCAL POULAIN, JULIE SAS, NATHALIE WETZEL, HERVÉ LAURENT,

iF, PIERRE-OLIVIER ARNAUD 

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